Les Québécois privilégient le suivi de leurs dépenses courantes, mais moins d’un sur deux dispose d’un plan financier à jour.

La quasi-totalité des Québécois s’accorde à dire que leur santé financière est importante, indique un sondage réalisé par la firme Léger pour la Banque Laurentienne. Quelque 98 % d’entre eux sont d’accord avec cette idée et 62 % disent même considérer leur santé financière comme très importante.

NÉCESSAIRE, MAIS…

Pourtant, seuls 45 % des Québécois disent avoir un plan financier global, et le revoir au moins une fois par année, indique le même sondage. Cela signifie qu’un Québécois sur deux se passe d’un tel plan, tout en étant conscient de la nécessité d’être en bonne santé financière.

Pour veiller à leur santé financière, les Québécois semblent se contenter du suivi de leurs factures. Ils sont 73 % à utiliser un budget pour gérer leurs dépenses courantes, précise le sondage. Parmi ceux qui utilisent un tel outil, une grande majorité effectue un suivi au moins une fois par mois.

PRIORITÉ AUX CONSEILLERS

Que ce soit pour travailler sur un plan financier global ou sur son budget, moins d’un Québécois sur deux (48 %) a recours aux services d’un professionnel, le plus souvent un conseiller en services financiers, mais aussi un comptable, un courtier d’assurance ou un courtier en valeurs mobilières. Quand il s’agit d’un conseiller, ils s’adressent trois fois sur quatre à un conseiller d’une institution financière, et une fois sur quatre à un conseiller indépendant.

La fréquence des rencontres est plus importante lorsqu’il s’agit d’un conseiller indépendant : 82 % des clients d’un tel conseiller le voient au moins une fois par an, alors qu’ils sont 75 % dans ce cas quand le conseiller travaille pour une institution financière.

Quant à l’efficacité de ces rencontres, le sondage présente seulement les résultats concernant les conseillers en institution financière. Quelque 87 % des personnes interrogées qui consultent un tel conseiller disent qu’il a contribué à améliorer leur situation financière. Aussi, 27 % estiment qu’il a beaucoup contribué à l’amélioration, et 60 % lui reconnaissent d’avoir plutôt contribué à cela.