Prêts à acquérir une première maison?

Les acheteurs font preuve d’un optimisme modéré.

Le contexte actuel est-il favorable à l’achat d’une première propriété? Les acheteurs québécois sont plutôt partagés sur la question, alors qu’un peu moins de 40 % d’entre eux estiment que le marché immobilier joue en leur faveur, selon un sondage de BMO.

Ceux qui jugent le moment propice sont cependant prêts à délier les cordons de la bourse. À l’échelle canadienne, près d’un acheteur d’une première habitation sur sept (13 %) envisage d’acquérir une propriété dont le coût dépasse 30 % de son revenu. Pour une maison plus chère, près de 40 % d’entre eux sont d’ailleurs disposés à faire des sacrifices dans d’autres sphères de leur vie.

Le sondage révèle également que près de la moitié (45 %) des acheteurs cherchent à devenir propriétaires dans l’un des trois plus grands marchés immobiliers du pays, soit Toronto, Montréal ou Vancouver.

Les quelque 805 Canadiens interrogés dans le cadre de ce sondage voient d’un bon œil l’incitatif à l’achat d’une première propriété, annoncé dans le dernier budget fédéral. En effet, 86 % pensent que cet incitatif leur sera utile pour atteindre leurs objectifs d’accession à la propriété. Les membres de la génération Y plus âgés, ceux qui sont actuellement dans la trentaine, trouvent l’incitatif particulièrement utile, souligne BMO.

À l’échelle canadienne, ce sont les premiers acheteurs albertains qui sont les plus optimistes (50 %), suivis de ceux de la Colombie-Britannique (42 %). Les Ontariens sont moins confiants : seulement le tiers des acheteurs potentiels croient que le moment est bien choisi pour acheter.

L’OBSTACLE DE LA MISE DE FONDS

Selon les Études économiques de BMO, le marché de l’habitation montre des signes de raffermissement et huit des onze grandes villes canadiennes sont actuellement des marchés d’achat ou des marchés équilibrés : Vancouver, Victoria, Calgary, Edmonton, Regina, Saskatoon, Winnipeg et Toronto.

De plus, l’incitatif à l’achat d’une première propriété devrait avoir un effet d’entraînement modéré sur les ventes. Globalement, ce contexte crée un environnement de demande accrue des consommateurs pour l’habitation.

La constitution d’une mise de fonds suffisante demeure cependant la principale préoccupation des futurs acheteurs. Plus du quart (26 %) des acheteurs d’une première habitation estiment que disposer de suffisamment d’argent pour atteindre le seuil minimum de 5 % constituera un défi majeur, tandis que 39 % y voient un défi mineur.

Le rapport a également souligné que le degré de préparation financière varie chez les acheteurs potentiels. Seulement 14 % des nouveaux acheteurs sont déjà en mesure de verser une mise de fonds, et plus de la moitié (55 %) s’attendent à avoir l’argent nécessaire au versement d’une mise de fonds au cours des deux prochaines années.

De plus, la plupart des acheteurs d’une première habitation auront déjà des dettes en accédant à la propriété. Un peu plus du tiers des acheteurs d’une nouvelle maison (38 %) affirment qu’ils n’auront plus de dettes avant l’achat de leur première maison.

Source: https://www.conseiller.ca/nouvelles/economie/prets-pour-acheter-une-premiere-maison/

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