Mentir pour obtenir un prêt hypothécaire

Près du quart des jeunes le font…

Près du quart des membres de la génération Y (23 %), soit près du double du pourcentage de la population en général (12 %), estime qu’il est acceptable de mentir sur son revenu annuel lors d’une demande de prêt hypothécaire, révèle un récent sondage d’Equifax. Cette fraude peut pourtant avoir des conséquences néfastes sur leurs finances.

« C’est inquiétant que tant de jeunes adultes que nous avons interrogés croient qu’il est acceptable de gonfler leurs revenus pour acheter la maison qu’ils veulent. Truquer les chiffres de revenu lors du traitement d’une demande de prêt hypothécaire est une fraude. Cela devient également une pente glissante pour ces personnes qui risquent de s’étirer de manière excessive », a déclaré Julie Kuzmic, directrice de la défense des consommateurs à Equifax Canada.

Faire une fausse déclaration, mentir ou exagérer les informations fournies pour obtenir un emprunt hypothécaire, qui n’aurait pas été consenti si la vérité avait été révélée, est considéré comme une fraude hypothécaire.

Mais, outre le fait que ce n’est jamais une bonne idée de frauder, gonfler ses revenus peut avoir des répercussions à long terme sur les finances du demandeur, car il pourrait ne pas être en mesure d’effectuer ses paiements en temps et en heure.

« Si vous ne faites pas vos paiements hypothécaires intégralement et à temps, vous risquez d’avoir un impact négatif sur votre historique et sur votre pointage de crédit. Ce que certains pourraient considérer comme un petit mensonge blanc pendant le processus de demande de prêt hypothécaire pourrait avoir des conséquences juridiques ou devenir une leçon très difficile à apprendre pour les gens s’ils ne peuvent pas honorer leurs versements hypothécaires », souligne Julie Kuzmic.

UNE HAUSSE DES FRAUDES HYPOTHÉCAIRES

Ces menaces n’empêchent toutefois pas les gens de mentir, révèle un récent sondage d’Equifax :

  • 19 % des membres de la génération Y ont avoué ne pas avoir été totalement honnêtes lors de leur demande de crédit ou de prêt, contre 12 % en moyenne nationale
  • Plus de la moitié des sondés (53 %) ont affirmé que la fraude hypothécaire constituait un problème croissant
  • 51 % des répondants au sondage estiment que le crime organisé est plus susceptible de commettre une fraude hypothécaire
  • 16 % des consommateurs interrogés pensent que ce type de fraude est un crime sans victime. Parmi les membres de la génération Y, cette proportion monte à 23 %

Le sondage révèle également que plus de la moitié des consommateurs (60 %) ne vérifient pas leur pointage de crédit avant de contacter un prêteur, alors qu’il s’agit d’un élément déterminant pour examiner la capacité d’un emprunteur à rembourser un prêt.

DES DÉFIS POUR LES ACHETEURS

Ces fraudes s’expliquent peut-être, car nombre d’acheteurs estiment que de nombreux défis se dressent entre eux et la maison qu’ils désirent acquérir.

  • Ainsi, 61 % des sondés pensent que les investissements étrangers dans l’immobilier sont la principale cause de la hausse des prix de l’immobilier
  • 78 % aimeraient que le gouvernement fédéral aide les acheteurs de maison d’une manière ou d’une autre

Le sondage a été mené en ligne à l’aide de l’hebdomadaire OMNI de Léger, par le biais de LegerWeb, et a permis de recueillir un échantillon représentatif de 1545 Canadiens de partout au pays.

Source: https://www.conseiller.ca/nouvelles/economie/mentir-pour-son-pret-hypothecaire/

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