Les Y priorisent les objectifs financiers communs

Ils priment sur l’apparence physique dans le choix d’un partenaire.

Acheter une propriété constitue une importante source d’anxiété pour la majorité des Canadiens de la génération Y, selon un sondage réalisé pour le compte de HSBC.

l’étude Au-delà de la brique passe au crible l’attitude de près de 12 000 adultes dans 10 marchés d’accès à la propriété différents (Australie, Royaume-Uni, Canada, États-Unis, Mexique, France, Émirats arabes unis, Singapour, Malaisie et Taïwan). Et elle montre que, pour une nette majorité de Canadiens nés entre les années 1980 et 2000 (61 %), l’achat d’une maison représente un sérieux motif d’inquiétude.

À tel point que le partage d’objectifs financiers (39 %) et immobiliers (33 %) communs semble désormais être devenu plus important que l’apparence physique d’un éventuel partenaire, note l’institution financière dans un communiqué. Toutefois, ajoute-t-elle, la priorité ainsi accordée aux objectifs immobiliers au détriment d’autres aspects a un mauvais côté : comparativement à la moyenne canadienne, les Y sont en effet nettement plus nombreux à avouer qu’ils sont restés dans une relation insatisfaisante en raison de la propriété (16 %, contre 6 %).

« C’EST UNE BONNE CHOSE DE SE SENTIR UN PEU NERVEUX »

L’enquête d’opinion révèle également que plus de la moitié des Y se sentent dépassés par l’achat d’une propriété, comparativement à un baby- boomer sur cinq seulement. La principale source de stress pour tous les groupes d’âge (25 %), et pour les Y plus spécialement (33 %), est due aux démarches administratives qu’il faut accomplir pour acquérir un logement (demandes de prêt, frais associés au processus d’emprunt hypothécaire, arpentage, etc.).

« L’anxiété que les Y et d’autres groupes éprouvent est justifiée. Si près de 70 % des Canadiens sont propriétaires, moins de 30 % d’entre eux n’ont pas de prêt hypothécaire. C’est une bonne chose de se sentir un peu nerveux à l’achat sans doute le plus important de votre vie. Mais vous ne devriez tout de même pas vous sentir dépassé par les événements », estime Barry Gollom, premier vice-président des produits et des propositions des services bancaires de détail et gestion de patrimoine à HSBC Canada.

Le sondage constate par ailleurs que, lorsqu’il s’agit d’avoir les moyens financiers de devenir propriétaires, les Canadiens sont plus nombreux que les répondants d’autres pays à réduire leurs dépenses courantes (30 %, contre 11 % au niveau mondial), leurs dépenses importantes, comme l’achat d’une voiture (29 %), ou encore leurs activités sociales (28 %). En revanche, les sondés canadiens étaient nettement moins nombreux que ceux des autres pays à se dire prêts à retarder l’arrivée d’un enfant (6 %, par rapport à 35 %).

LES Y SURVEILLENT DE PRÈS LA VALEUR DE LEUR MAISON

Compte tenu de leur niveau d’anxiété, il n’est donc guère étonnant d’apprendre que les Y gardent un œil sur la valeur de leur maison, souligne HSBC. Au Canada, un quart d’entre eux admettent ainsi qu’ils vérifient cette donnée au moins une fois par mois, contre seulement 8 % pour les Canadiens en général. Et lorsqu’ils recherchent la demeure de leurs rêves, les futurs acquéreurs au pays consacrent un peu plus de deux heures par semaine à des activités liées à l’immobilier (recherches, lectures et visites). Soit plus de temps qu’ils ne consacrent à la lecture aux enfants (0,8 heure/semaine) et aux appels téléphoniques à leurs parents (0,99 heure/semaine).

« Les Canadiens devraient considérer leur maison comme un endroit où vivre et accumuler des souvenirs. En moyenne, les répondants d’un océan à l’autre vivent dans leur logement depuis environ 13 ans. Il est très inhabituel qu’une maison perde de la valeur sur une période de 10 ans, et il n’y a donc aucune bonne raison d’en suivre la valeur de si près. Cela ne fait que causer de l’anxiété injustifiée », conclut Barry Gollom.

Le sondage a été réalisé en ligne par Toluna entre le 11 novembre et le 5 décembre 2018 pour le compte de HSBC. Il a été mené auprès d’un échantillon de 11 932 adultes âgés de 21 ans et plus à travers le monde, dont 1 077 au Canada.

Souce: https://www.conseiller.ca/