Les préretraités craignent pour leur train de vie

La prochaine génération de retraités se voit déjà couper dans son train de vie, et même déménager, pour pallier à l’insuffisance de son épargne-retraite, révèle un sondage de RBC.

Les futurs retraités ont déjà en tête la façon dont ils comptent s’y prendre pour faire face à des décaissements insuffisants à la retraite. C’est qu’en moyenne, les Canadiens actifs de 50 ans et plus estiment qu’il leur manque encore 275 000 $ d’épargne-retraite pour atteindre leur objectif d’accumulation au moment de quitter la vie professionnelle. Au Québec, cet écart est de 200 000 $.

DÉMÉNAGER POUR ÉCONOMISER
Si leur épargne-retraite ne suffit pas à financer leur train de vie, 52 % des Canadiens actifs âgés de 50 ans et plus envisagent de réduire leurs dépenses courantes une fois à la retraite. Ils se voient déjà déménager dans un logement plus petit pour permettre cette diminution de leur train de vie.
La prochaine génération de retraités pense aussi à augmenter ses revenus à la retraite en prolongeant l’activité professionnelle. Ils sont 41 % à penser à cette possibilité pour éviter de trop réduire leur train de vie.

LA RETRAITE GRÂCE AU HASARD?
D’autres futurs retraités misent plutôt sur le crédit ou même sur la chance pour financer leur train de vie de retraités. Ainsi, un futur retraité sur quatre pense pallier l’insuffisance d’épargne-retraite en prenant un emprunt garanti par la valeur nette de sa maison.
Et 21 % des prochains retraités misent carrément sur une belle surprise pour financer leur train de vie : ceux-ci comptent recevoir un héritage inattendu – donc non prévisible aujourd’hui – qui leur permettra de combler l’écart entre leurs revenus de retraite et leurs dépenses.
Enfin, il y a aussi 3 % des Canadiens de 50 ans et plus qui s’imaginent vivre à la retraite grâce à un gain à la loterie.
Et une partie de ces futurs retraités s’attend même à arriver à la retraite avec un endettement. Quelque 19 % de ces Canadiens envisagent de partir à la retraite en ayant encore des dettes (16 % au Québec).

Source: conseiller.ca