6 erreurs financières que font les milléniaux

Ils ont la bonne attitude, mais il y a toujours place à amélioration.

Même si les vieilles générations pensent que les milléniaux «paresseux» ne savent pas gérer leur porte-feuille, ils sont en fait plus nombreux à établir un budget et en assurer le suivi que le reste de la population adulte, selon un récent sondage Léger/Banque Laurentienne*.  Néanmoins, personne n’est parfait, voici les erreurs financières les plus communes chez les milléniaux.

1. . Faire de mauvais placements et investissements sur les conseils de proches

Non, ce n’est parce que mononcle Roger a fait des milliers de dollars à la bourse que c’est le type de placement à prioriser. Ce n’est pas non plus parce que votre voisin a fait fortune dans l’immobilier que vous devez acheter le premier bloc pas cher sur le marché.

Vous devez plutôt faire des placements selon votre réalité, et vos besoins à court, moyen et long termes.

«Ce n’est pas une mauvaise chose d’investir en bourse. Ça l’est, par contre, quand vous pensez vous acheter une maison dans moins de cinq ans. Vous pouvez perdre votre capital trop rapidement et n’avez pas autant le temps que votre oncle de regarder les marchés évoluer», explique Hugo Côté, vice-président de la division Service aux particuliers à la Banque Laurentienne.

Vous devez aussi planifier vos investissements selon le contexte financier actuel. Investir en immobilier est beaucoup moins réaliste actuellement alors que l’inflation immobilière a augmenté plus vite que le coût de la vie. D’ailleurs, le taux d’appréciation des propriétés à Montréal dépasse celui de Toronto et Vancouver en 2019.


2. Ne pas demander l’aide d’un expert en finances

Chaque génération a ses défis. Pour les comprendre et réussir à les surmonter, rien de mieux qu’une rencontre avec un professionnel de la finance.

Si 59% des Québécois disent consulter pour les aider à prendre des décisions liées à leurs finances personnelles, seulement 31% d’entre eux disent avoir rencontré un conseiller dans une institution financière, révèle le sondage Léger pour la Banque Laurentienne.

Une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) montrait que les investisseurs qui consultent un pro dégageaient 290% plus d’actifs en 15 ans que ceux qui se débrouillent seuls.


3. Ne pas établir un plan financier assez tôt

Dans un contexte où il y a une pénurie de main-d’oeuvre, les milléniaux ont envahi rapidement le marché du travail. Ils ont donc un pouvoir d’achat et devraient établir un budget et un plan financier global plus tôt que ne l’a fait la génération précédente. «Plus on fait un bilan financier tôt, plus ils peuvent réaliser leurs projets, leurs rêves, mais aussi éviter l’endettement», affirme Hugo Côté.

4. Ne pas épargner pour la retraite

Alors que les milléniaux viennent à peine de commencer à travailler (vu leur bas âge) et de rembourser leurs dettes d’études, épargner pour leur lointaine retraite est leur dernier souci. Pourquoi épargner pour quelque chose qui aura lieu dans dix milliards d’années alors qu’on peut s’amuser maintenant.

Pourtant, mettre un petit montant de côté toutes les semaines plutôt que de faire de gros versements plus tard – surtout si on n’a pas de fonds de pension de compagnie – est tellement plus gagnant. Vos montants investis fluctueront selon l’évolution des marchés toute votre vie, connaissant probablement des crises, mais aussi des remontées fulgurantes.

Pour vous aider à calculer votre budget de retraite, Sunlife propose un calculateur d’épargne-retraite en ligne qui aide à se faire une idée sur nos objectifs d’épargne.

5. Ne pas avoir un fonds d’urgence

Comme la plupart des gens pendant leur jeunesse, toutes générations confondues, beaucoup de milléniaux se pensent invincibles. Ils ne voient donc pas la nécessité d’un fonds d’urgence.

Mais comme on le sait tous, des problèmes surviendront. Et sans quelques bidous de côté, et seulement des dettes, beaucoup de milléniaux se mettent à risque financièrement. La faillite peut toucher n’importe qui. Il est conseillé de prévoir assez de vivres pour survivre quelques mois si l’impensable devait arriver.

6. Négliger son crédit

Avoir trop de cartes de crédit et une limite de crédit trop haute ne sert à rien, surtout lorsqu’une personne est en train de bâtir son historique de crédit. Pire, certains frôlent leurs limites, quitte à se prendre une marge, pour voyager ou juste pour se frayer un chemin entre deux jours de paie.

Un mauvais crédit peut nuire dans l’obtention d’un prêt pour une maison, pour une auto ou pour une entreprise en démarrage, par exemple.

Selon Hugo Côté de la Banque Laurentienne, «l’important, c’est de garder une limite de crédit réaliste selon son salaire et de toujours la rembourser, sinon les banques pourraient croire que vos possibilités d’endettement sont trop hautes».

* Les milléniaux pros du budget

Eh oui, 83% des 25-34 ans (milléniaux) établissent un budget pour leurs dépenses courantes, contre 73% pour l’ensemble de la population adulte, selon une étude menée en juin 2019 par Léger pour La Banque Laurentienne. Un écart que Hugo Côté attribue au fait que les milléniaux luttent à l’accès à la propriété compte tenu du bond des prix des résidences.

 

– L’étude a été réalisée par Léger par le biais d’un sondage Web, tenu entre le 10 et le 16 juin 2019, en français et en anglais.

Source: quebec.huffingtonpost.ca